L’autoformation

Professionnel-personnel


Elle bouleverse notre conception de l’apprentissage et s’érige en concept. Les étudiants à perpétuité deviennent des apprenants.

Ah, la belle affaire !

L’imprécision ouvre la porte aux ambiguïtés. Les Y’faut construisent à tour de bras des usages aliénants en croyant qu’ils feront Loi. C’est leur truc à eux, que de renforcer la reproduction, que de sélectionner par ce qui se ressemble parce que cela s’assemble.

Les étudiants qui décrochent en cours de route éprouvent d’abord des difficultés à s’insérer dans le monde des Y’faut. Ils s’isolent. Pendant que les entreprises devraient être qualifiantes, leur gestion par des Y’faut indignes confine à l’escroquerie.

Plus qu’un processus d’apprentissage ou un dispositif pédagogique, l’autoformation est un fait social.

Devant les pédagogies flexibles, liées à la virtualité des TICE, l’autodidacte affirme son indépendance d’acteur et rejette les sédatifs institutionnels.

Seul ou avec l’aide d’un tiers, il formule ses objectifs, diagnostique ses besoins et évalue ses résultats.

Il inclue dans cette démarche : son désir d’apprendre, sa débrouillardise, sa capacité d’initiative, sa persistance. Il réorganise ses conduites sociales et son rapport au temps.

On aurait pu considérer la formation à distance comme une solution pour combler l’insuffisance de disponibilité des formateurs. Mais les Y’faut valorisent les sacro-saints relevés de présence, dans une logique palliative de la valeur ajoutée.

Souvent, l’autodidacte se démène seul avec son programme. Il trouvera sûrement sécurisant d’apprendre la voltige avec un filet.

Le 20/05/2009 dans DEVELOPPEMENT